• L'OMBRE DE LA RUELLE


    Le rideau de nuit noir s'abattit sur la ville si brutalement que je n'eus le temps de m'apercevoir qu'il était déjà très tard.

    Marchant d'un pas mal assuré au milieu de la ruelle plongée dans la plus totale obscurité, je jetai un rapide coup d'œil par-dessus mon épaule.

    En effet, je sentais comme une présence derrière de moi, comme un souffle chaud dans mon cou.
    A mon grand soulagement, il n'y avait rien. Absolument rien qui puisse avoir la forme ou l'apparence d'un être humain.

    Je continuai mon chemin en accélérant toutefois la foulée car une peur inqualifiable, mais bien présente, s'empara de mon corps tout entier.

    Je n'eus à peine le temps de frissonner ou de crier que je pouvais déjà sentir cette peur me prendre par la gorge et la broyer jusqu'à me faire entendre le son que produisait mon larynx en s'émiettant sous la pression.

    Cette peur qui me plaqua de toute sa force contre le mur, me fracassant le crâne.

    Cette peur qui, en plus de me chevaucher afin de m'ouvrir le ventre, m'en arracha le cœur...

    Mon cœur qu'elle morcela devant moi tel une feuille séchée. Mon corps qu'elle lamina et laissa pour mort, dans cette ruelle mal éclairée, comme pour m'avertir de ne plus jamais aimer...
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  • Commentaires

    1
    Lundi 23 Juin 2008 à 00:14
    bonsoir
    où plutôt bonne nuit bises à très bientôt
    2
    Lundi 23 Juin 2008 à 14:35
    Bonjour
    un passage chez toi pour te saluer... Tu es absente, tu ne poste plus? Agréable journée je te la souhaite, à bientôt...
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